West world, poor lonesome human

West world, encore une série avec où l’on oppose bots et humain. Après l’épique Battlestar Galactica et le dérangeant Real Human voici l’introspectif Westworld.

West world par Christopher Nolan

West world est une série tirée du long métrage éponyme qui avait fait un flop dans les années 70. Le film West world avait pourtant été écrit et réalisé par Michael (Jurassic park). Mais la série West world elle est réalisée par le génialissime Christopher Nolan (Interstellar ).

L’idée est simple et tout américaine : vous payez cher pour jouir dans un parc d’activité ou tout est permis. Les créateurs du parc ont reconstitués le Far west avec des bots (robots). Arrivés sur place vous pouvez vous délecter d’intrigues intellectuellement et culturellement  passionnantes ou vous contentez de …tuer, baiser et picoler.

Entre Real Human et Battlestar Galactica

Cela fait penser à la série suédoise Real human où dans la saison 2 les robots sont utilisés sur un terrain de paintball. Idiots mais pas stupides les humain avaient dotés les robots de pistolets à peinture tandis que les humains possédaient de véritables fusils d’assaut. Evidement aucune règle de courtoisie ne s’applique.

Il y a aussi un coté quasi mystique à la Battlestar Galactica. D’abord parce que forcement le parcours dans le parc se révèle être une quête avant tout intérieure, mais aussi parce les robots aussi ont leur quête. Quêter, quêter tous et toujours et Dieux reconnaitra les siens. A moins que le barbu soit mort avec Michel-Ange J

Robot signifie esclave

On peut aussi avoir une vision moins philosophique, quoique, en se centrant sur la définition du mot robots qui en langue slave signifie esclave, corvée ou plus simplement travail. Des bas instincts flattés à l’excès puisque vous avez à votre services des esclave que vous pouvez violer tuer et qui ressuscitent à l’envie.

Sinon c’est plutôt bien écris et bien tourné avec des aller retour permanent entre un faut passer (le Far west) et un future de fiction où le back-office du parc dévoile une clinique à robot dès plus glaçante.

Je ne vais pas vraiment vous spoiler en vous disant qu’à un moment donné la belle machine va se dérégler et que certains esclaves électriques ont des velléités d’indépendance.

La série est en train de monter sur le podium des top téléchargement warez. Pour autant on peu  se demander si le concept humain versus machine n’est pas en train de s’essouffler. Ce qui n’enlève rien à la série. Les personnages sont savoureux, les dialogues pertinents et les filles à craquer.

L’Exoconférence et le génie d’Alexandre Astier

J’ai raté l’Exoconférence par Alexandre Astier lorsqu’elle était jouée peu loin de chez moi. Une erreur ! Du coup je l’ai zieuté sur le petit écran de ma tablette. Si j’ai trouvé les 20 premières minutes assez lentes et confuses tout le reste m’a comblé. Alexandre Astier est mon nouveau prophète. Un génie du spectacle, un mec qui sait tout faire, écrire, dire, faire rire, cultiver son prochain, le hisser à la hauteur de concepts absconds et même jouer de la musique très fort. Un anti-dieu de la vulgarisation des sciences de l’astronomie. Astier président !

L’Exoconférence est un excellent spectacle une véritable conférence

Alors dans le détail Oui l’Exoconférence est un excellent spectacle et Oui c’est une véritable conférence. Evidement Astier n’est pas docteur en astronomie, astrophysique, physique des particules etc. Mais Astier sait se documenter et a poussé la vertu jusqu’à faire relire son travail par les meilleures sources comme Etienne Klein. Coté mise en scène Astier a sollicité son complice de Kaamelott, Jean-Christophe Hembert (Karadoc, le costaud qui mange du saucisson à toute heure). On a droit à un Alexandre Astier en costard quasi rétro belle époque qui discours sans verbiage mais toujours avec précision et dont le propos est soutenu par des effets spéciaux bien sentis. Ça sonne juste et fort.

Alexandre Astier, Etienne Klein et le vide intersidéral

On est aspiré par le vide intersidéral. C’est noir, c’est froid. On chute à l’infini. On mesure notre ignorance. Puis on se remplie. Le miel et le lait chaud coulent dans vos neurones. Mais l’artiste a aussi mis du gaz hilarant  et du poil à gratté. Un cocktail finalement aussi jouissif que passionnant.

En fait toute la critique est dans un superbe bonus où l’on peut voir Alexandre Astier s’entretenir avec Etienne Klein dans un salon de coiffure. Pendant qu’on s’occupe de leurs tignasses ces deux-là ont un échange d’une infinie clarté sur quelques concepts clés qui font un parfait écho à l’Exoconférence. Monsieur Astier, un tel talent associé à autant de modestie ça devrait être interdit !

De mon point de vue l’Exoconférence peut se regarder en famille mais pas avant le collège.

Un parfait complément d’écoute au podcast de Florence Porcel La folle histoire de l’Univers.

Je vous recommande aussi le film Seul sur mars

Black Mirror, sauve qui peut – Série Théorique

série black mirror

La série Black miror est une pseudo série, une série à théorie (ou série théorique). C’est-à-dire pas une vraie série mais une sorte de canada dry qui serait meilleure et un peu plus corsée que la bière. Black miror à quelque chose à nous dire, un concept a expliciter. La fin justifie les moyens, la ruse aussi.

Cette série me rappelle La quatrième dimension

Chaque épisode est indépendant. A chaque épisode une histoire, des acteurs et un réalisateur (anthologie). Le point commun est une projection dans le futur et un scénario, disons inquiétant. Black miror me rappelle La quatrième dimension  ( The twilight zone), la série des années 60.

Les scénarios (pour l’essentiel de Charlie Brooker de Close case), semblent si bien ficelés qu’on les dirait tirés de nouvelles. Des nouvelles du genre short short story. D’ailleurs, Rod Serling le réalisateur de La cinquième dimension disait déjà à l’époque qu’il s’agissait « de frapper le téléspectateur, de le choquer par la chute toujours inattendue, surprenante et singulière de chacune de ces histoires. » (source wikipedia).

Mais nous sommes en 2016 et Black miror est une série anglaise

(attention risque de léger spoil)

Mais nous sommes en 2016 et Black miror est une série anglaise (attention risque léger spoil). Donc la série se dévoile par des préliminaires techno-trash. Dans l’épisode 1, au bout de quelques minutes, une jolie jeune fille de très bonne famille propose que le premier ministre ait un rapport sexuel avec un porc en direct à la TV. Ça met dans l’ambiance. Certain épisodes sont d’ailleurs interdit au moins de 12 ans voir moins de 16. Certes on parle mort, sexe, violence mais au final assez peu. Et surtout jamais gratuitement. Car si le premier ministre va bel et bien avoir se rapport, l’intérêt n’est pas là. La caméra va rapidement se détourner vers ceux qui regardent cette scène – ce gonzo zoophile. Le regarde du public, gène, concupiscence, dégoût, cynisme, indifférence, plaisir, etc. voilà ce que la caméra va venir titiller.

De la même façon si j’ai un dispositif qui me permet d’enregistrer toute ma vie (comme dans Final cut), je peux re-regarder et analyser mon entretien d’embauche à l’infini pour tenter de m’améliorer. Je peux aussi regarder en boucle mes meilleurs plans cul pendant que je suis au lit avec ma régulière. Mais surtout après la bagatelle je vais pourvoir ressortir de vieux dossiers… et là la pornographie change de dimension.

Proposition de lecture : Cylxl-H

 

Florence Porcel, le fol Univers d’une pas si folle – Podcast

Florence Porcel podcast

Si je haie la tv j’adore la radio et son petit frère le podcast. Le podcast est une espèce de friandise rafraîchissante et stimulante dont j’aime à me délecter dans des moments où soit je peux débrancher mon cerveau, soit au contraire j’ai besoin d’une forte sollicitation pour ne pas le laisser tourner sur lui-même en une sorte de larsen épuisant. Avec le podcast science de Florence Porcel je suis comblé.

J’aime à papillonner dans l’univers des podcast.

Curieux d’à peu près tous ce qui peut augmenter le nombre de mes connexions neuronales, j’aime à papillonner dans l’univers des podcast. C’est ainsi que je suis tombé (un peu comme l’on tombe amoureux ou sur un billet de 50€ sur le trottoir, c’est-à-dire avec joie, bonheur) sur  : La folle histoire de l’Univers. Un podcast accompagné d’une sorte de power point qui disons vous passe en revue l’actualité astronomique.

Florence Porcel, La folle histoire de l’Univers

La podcasteuse, youtubeuse, tweeteuse, blogueuse, gueuse (non florence je plaisante promis, c’est juste pour le bon mot), la journaliste culturelle (c’est bon là ?) de charme et de choc (ha ben non ça va toujours pas) … Bon en tous cas le podcast La folle histoire de l’Univers de florence Porcel semble débuter (septembre 2012) comme une fleur sur un rond-point au printemps. Elle sait qu’elle doit y aller alors elle y va et tant pis si personne ne la regarde. Vers l’infini et au-delà.

Une personnalité, une date, une info, …

Pour son podcast de vulgarisation scientifique, Florence Porcel (autoproclamée Community manager de l’univers et dont la bio indique un parcours littéraire) nous propose une procédure d’école d’ingénieur sur un sujet de matheux. Elle annonce la couleur : chaque semaine je vais parler de l’univers (les planètes, la gravitation, les voyage vers mars, etc.) selon la grille de lecture systématique suivante : une personnalité, une date, une info, un événement, une image, un tweet, un bidule connecté et de la culture. La promesse tenue d’un monde drôle et passionnant donc pédagogique.

Un désir dingue de prendre du plaisir et de le partager

Dès les premiers sons c’est la fête. Pas de grandiloquence verbale, pas même une intro à la 2001 L’odyssée de l’espace (Ainsi parlait Zarathoustra), non non une voie claire, un propos limpide, un discours adapté et surtout de la fraîcheur. Un désir dingue de prendre du plaisir et de le partager. Et alors là on enchaîne les épisodes. Bon il y a 59 numéros ça va me prendre un peu de temps ! De plus je constate que si les premiers numéros ne durent que 10 mn, à partir du numéro 30 les durées s’allongent. Je comprends aussi que l’on passe d’un bricolage savant à des interviews beaucoup plus professionnels car Mademoiselle Florence est devenu entre-temps une intervenante cathodique, conférencière et mieux encore une France-interiste.

A lire la bio sur son site, il y aurait probablement beaucoup plus à dire. Mais ce n’est pas mon propos. Ma vocation à moi est de vous recommander ce podcast en vous enjoignant de le conseiller à vos enfants (pas trop petits quand même), à vos ados (au profs de vos ados), à vos pots, à vos parents, à vos collègues et même aux cons on ne sait jamais.

Le site web de Florence Porcel

Lecture complémentaire : http://www.madmoizelle.com/vulgarisation-scientifique-youtube-sexisme-530711

 

L’Homme Nu, la Dictature Invisible du Numérique

livre homme nu

Des chapitres courts qui découpent la problématique en nœuds coulissants

Acceptant assez facilement le rôle du geek de service je m’étais dis “t’es bien gentil avec ton bouquin sur le numérique, j’en sais plus que son auteur!” Mais bon, comme j’avais finis ma pile de BD, je me suis dis faute de grives on mange des merles… Bien m’en a pris.
L’homme nu est écrit à 4 mains. Un journaliste et un romancier/réalisateur. Du coup une écriture fluide une onde verte sur un grand boulevard après 23h un lundi de novembre, rafraîchissante comme un grand verre de Pulco. Des chapitres courts qui découpent la problématique en nœuds coulissants qui se referment sur vos certitudes. GAFA évidement, big data assurément, intelligence artificielle et robots et transhumain un peu, inégalités, emploi, immortalité … tout y passe. La big mother, après les avoir écervelés va-t-elle manger ses petits ? L’éveil d’un combat à mort entre les libertariens et les libertaires.
Une synthèse de première qualité écrite uniquement à charge. On ne vous laissera aucun espoir. Mais bon y en a t-il un? On a finalement assez rarement la chance de livre un livre comme ça.

Comme un avion (film)

film comme un avion

Une petite douceur sucrée salée sur un nuage de verdure rose. Comme un avion est l’un de ces films que vous regardez sans vraiment le faire exprès et au moment du générique, en sursaut, vous vous dites : putain c’était bon!

Là où absinthe vous chante un surréaliste joyeux et doux

Un univers juste un peu irréelle, un mec juste un peu en crise accompagné par une nana juste un peu parfaitement parfaite. On discute palindrome, KAYAK. Et on part à l’aventure. Enfin, une aventure techniquement maîtrisée. Enfin, une aventure, un lâché prise immatériel. Des rencontres dans un écrin de verdure. Là ou les filles sont juste un peu belles, juste un peu envoûtantes, là où absinthe vous chante un surréaliste joyeux et doux.

Dialogues inconnus, rires pris aux dépourvus et bonheur du regard qui glisse sur la rivière. A voir sans tabou et sans tarder.

Le réjouissant Mad Max 4 Fury Road

mad max fury road

Par dépit, par défaut par flemme j’ai regardé et bien m’en a pris ! Les notes relevées sur Allociné avaient tout de même titillées ma curiosité. Mais quand même, du pur film d’action où l’on ne sait jamais si vous vous êtes pro ou anti pétrole. Est-ce bien raisonnable ?

Je m’étais dit : « tu regardes 15/20 mn et si ça colle pas au dodo ». Heu oui mais la première scène – une course poursuite évidement dure pas moins de 30mn !!!). En fait c’est un road movie continu. Vous en prenez plein les yeux et les oreilles. Manque que l’odeur.

Un fou furieux qui joue du heavy métal sur une guitare à deux manches

En définitive je vous le dit ce film est réjouissant et même euphorisant. Les personnages n’ont qu’une seule forme de pensée. Ai-je un problème ?  Oui ! Alors j’accélère. C’est simple et efficace. Mais l’art n’est pas là. L’art est dans la poésie, l’image, l’imagination. Car oui il y a tout ça. Les plans s’enchainent avec une somme d’invention qui vous laisse sans voix et sans souffle.

Je vous passe le travail graphique, les costumes et le très léger penchant pour l’absurde. L’un des véhicules embarque des tambours. Un peu comme sous Napoléon. Mais à l’avant du véhicule vous avez un mur d’enceintes et un fou furieux qui joue du heavy métal sur une guitare à deux manches qui lui sert également de lance flamme. Le personnage doit apparaître 3 ou 4 fois quelques secondes et pendant c’est quelques instant vous vous transformer en veucheur (mec qui secoue sa tignasse en rythme pendant un concert de heavy métal ou de punk. Verlan). Une réaction toute pavlovienne. Mais c’est bien là l’essence du film. Vous donnez la rage, vous transformer en furie.

Série Fargo Saison 1 et 2

série fargo

La série Fargo raconte comment un médiocre vendeur d’assurance mal dans sa peau, son taf, son cercle d’amis, sa famille  et sa femme, va, sans le faire exprès, faire sa révolution. Pour cela il croise par hasard un tueur à gage aussi génial qu’inquiétant, normal donc.

Vous êtes sur le grand plongeoir, vous avez froid, très froid

Vous entrez dans l’univers des frangins Coen (qui ne réalisent pas). Une déclinaison du long métrage comme on modifie une recette de grand-mère pour prolonger les liens. Vous êtes sur le grand plongeoir, vous avez froid, très froid et en-dessous une piscine de sang bouillant. Un voyage en absurdie, coenesque, qui tient toutes ses promesses. L’une des rares séries qui ne s’essouffle pas au fil des épisodes mieux qui va crescendo. Broyez moi tout ça !

Mise à jour du 22/03/2016

Alors bien sûr, comme ce n’est pas réellement une histoire vraie, il y a une saison 2. Le principe est le même que pour True detective : on change tous mais en fait rien et surtout ni le concept ni la qualité. La saison 2 commence elle aussi doucement avec d’un côté une famille de voyous, de l’autre un couple de quidam qui va tuer, par inadvertance l’un des voyous, des flics surhumain et enfin et toujours la lumière du nord des états unis. Une lumière rasante, orangée et surnaturelle. Si vous souhaitez régler votre écran c’est le moment.

Les deux saisons se valent. De mon point de vue le dernier épisode (à l’instar du dernier de la saison 1 de True détective) n’apporte rien ou pas grand-chose. Par contre l’esthétique de l’avant dernier épisode touche au génie.

En conclusion on retiendra comme toujours avec les frangins Cohen que par-delà le bien et le mal, l’essentiel est l’humanité féroce, indécrottable et acharnée de tout un chacun.

AlphaGo, Robot mon Amour

alphago

Les actualités sur la progression/arrivée (enfin) des robots se succèdent avec une fréquence toujours grandissante. Le robot de Google, AlphaGo,  vient de remporter son match qui l’opposait au champion du monde de Jeu de go. Bhouuuuuuuuu minable le mec. Perdre contre un grille-pain! Il y a quelques  jours la SNCF lançait ses robots de gare. Quelques jours plus loin Google (encore) bluffait tout le monde avec son robot qui ouvre les portes puis marche dans la neige et emplie des cartons sur une étagère. Sans compter les cris d’orfraie de Stephen Hawking  ou de Bill Gates sur le thème : les robots vont vous piquer votre taf. Bon, va falloir se poser un peu.

Je ne vais pas revenir sur le fait que la définition de l’intelligence est modifiée chaque fois qu’un ordinateur avance d’un pas vers la « résolution de l’intelligence ». Victoire au jeu d’échecs : oui mais ce n’est pas pareil … réussite au test de Turing : oui mais ce n’est pas la même chose… parce que pour commencer, nous les humains, on fait preuve de sentiment. Ah oui, La fameuse intelligence émotionnelle. Bien pratique hein !

Ils ne réfléchissent pas, ils regardent dans le rétro pour avancer

J’ai vue certain philosophes répondre aux média : ils ne réfléchissent pas, ils regardent dans le rétro pour avancer. Et comment on fait nous hein ? Ben pareil !! Je m’explique. Pour gagner au Jeu de go, l’ordinateur ne pouvant calculer tous les coups possibles a appris. On lui a demandé d’analyser un très grand nombre de parties et il a fini par faire une synthèse des bonnes pratiques qui débouchent en général sur des victoires. C’est ce que l’on appelle l’apprentissage profond. Donc certains disent l’ordinateur n’a fait preuve d’aucune créativité il ne fait que répliquer ce qu’il a déjà vue. Certes, mais l’homme, lorsqu’il s’entraine fait-il autre chose. Peut-on réellement imaginer une créativité ex nihilo ? Et dans tous les cas si elle existe elle doit être rare. Donc l’ordinateur réfléchis comme la très grande majorité de l’espèce humaine. Mais dans le cas  AlphaGo ne se contente pas de répliquer il est capable après avoir effectué une synthèse, de combiner. Ou plus exactement de recombiner (inclus sur algorithme). Mais la poésie, la cuisine ou la musique ne sont jamais que des recombinaisons d’éléments existants. La preuve, les commentateurs de la partie contre le champion de jeu de go étaient unanimes : l’ordinateur a joué des coups qu’aucuns professionnels n’auraient pensés. Orignal non ? Retenez que c’est cette même logique d’apprentissage profond qui a permis de faire des avancer dans le diagnostic du cancer.

Alors les robots bourreaux ou saveur ? Comme dans l’excellente série Real human, le robot peut être vu comme le nazi ou le juif. Le problème bioéthique est sérieux et réel. Il serait temps que nos chers hommes politiques s’emparent du débat… avant que nous élisions un robot à leur place.

Poursuite de lecture :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Deep_learning

http://www.icra.ca/l-apprentissage-profond-permet-de-reperer-des-genes-de-lautisme-et-du-cancer-dans-des-regions-inexplorees-du-genome/

 

 

 

360 : la Vidéo Sens Dessus Dessous

vidéo 360

Vous avez aimé la 4k, la 8k, la réalité augmenté les photos panoramiques… vous allez adorer les vidéos à 360 degrés. Un effet waouh que vous n’aviez pas ressenti depuis la full hd ou le tapotage  d’écran du premier iphone.

Youtube propose des vidéos qui vous permettront de de découvrir le concept directement dans votre navigateur (Chrome impérativement) https://www.youtube.com/channel/UCzuqhhs6NWbgTzMuM09WKDQ

Si l’expérience au travers du navigateur permet de comprendre le fonctionnement, le ressenti en est pas moins incomparablement diminué. Avec un casque vidéo et des écouteurs (ou un cardboard), l’immersion est totale. La vidéo est tout autour de vous : à droite, à gauche, en haut, en bas, impossible de lui échapper. Sans compter le renforcement de  la sensation 3d. C’est à ce point vrai que les personnes sensibles au mal des transports auront du mal à aller au bout d’une vidéo de 2mn. Pour les autres régaler vous.

Gageons également que le matériel monte rapidement en gamme

Un compromis consiste à regarder les vidéos avec un mobile ou une tablette (sans cardboard). Dans le navigateur du pc on bouge la souris vers le haut, le bas etc. Avec le smart phone on bouge l’appareil vers la droite, la gauche etc.

Gageons également que le matériel monte rapidement en gamme. La définition et l’absence de freeze sont fondamentales pour la qualité de cette expérience.

Pour ce que j’ai vu on est encore beaucoup sur des vidéos pédagogiques c’est-à-dire qui mettent en valeur la techno (vidéo 360° d’un voyage en montgolfière) ou sur des applications professionnelles (démonstration d’univers industriels par exemple). Les applications sembles infinies et parions que l’art ne tardera pas à s’emparer de ce nouvel outil, de ces nouvelles perspectives. Dans cette expérience cinématographique le spectateur est actif. Il décide de la direction de son regard (de la caméra) même si ce n’est que de quelques degrés. Aussi chaque visionnage est unique sauf à pouvoir enregistrer le mouvement et à pouvoir le reproduire. Tout un nouvel univers de l’accompagnement du spectateur.