Le réjouissant Mad Max 4 Fury Road

mad max fury road

Par dépit, par défaut par flemme j’ai regardé et bien m’en a pris ! Les notes relevées sur Allociné avaient tout de même titillées ma curiosité. Mais quand même, du pur film d’action où l’on ne sait jamais si vous vous êtes pro ou anti pétrole. Est-ce bien raisonnable ?

Je m’étais dit : « tu regardes 15/20 mn et si ça colle pas au dodo ». Heu oui mais la première scène – une course poursuite évidement dure pas moins de 30mn !!!). En fait c’est un road movie continu. Vous en prenez plein les yeux et les oreilles. Manque que l’odeur.

Un fou furieux qui joue du heavy métal sur une guitare à deux manches

En définitive je vous le dit ce film est réjouissant et même euphorisant. Les personnages n’ont qu’une seule forme de pensée. Ai-je un problème ?  Oui ! Alors j’accélère. C’est simple et efficace. Mais l’art n’est pas là. L’art est dans la poésie, l’image, l’imagination. Car oui il y a tout ça. Les plans s’enchainent avec une somme d’invention qui vous laisse sans voix et sans souffle.

Je vous passe le travail graphique, les costumes et le très léger penchant pour l’absurde. L’un des véhicules embarque des tambours. Un peu comme sous Napoléon. Mais à l’avant du véhicule vous avez un mur d’enceintes et un fou furieux qui joue du heavy métal sur une guitare à deux manches qui lui sert également de lance flamme. Le personnage doit apparaître 3 ou 4 fois quelques secondes et pendant c’est quelques instant vous vous transformer en veucheur (mec qui secoue sa tignasse en rythme pendant un concert de heavy métal ou de punk. Verlan). Une réaction toute pavlovienne. Mais c’est bien là l’essence du film. Vous donnez la rage, vous transformer en furie.