Black Mirror, sauve qui peut – Série Théorique

série black mirror

La série Black miror est une pseudo série, une série à théorie (ou série théorique). C’est-à-dire pas une vraie série mais une sorte de canada dry qui serait meilleure et un peu plus corsée que la bière. Black miror à quelque chose à nous dire, un concept a expliciter. La fin justifie les moyens, la ruse aussi.

Cette série me rappelle La quatrième dimension

Chaque épisode est indépendant. A chaque épisode une histoire, des acteurs et un réalisateur (anthologie). Le point commun est une projection dans le futur et un scénario, disons inquiétant. Black miror me rappelle La quatrième dimension  ( The twilight zone), la série des années 60.

Les scénarios (pour l’essentiel de Charlie Brooker de Close case), semblent si bien ficelés qu’on les dirait tirés de nouvelles. Des nouvelles du genre short short story. D’ailleurs, Rod Serling le réalisateur de La cinquième dimension disait déjà à l’époque qu’il s’agissait « de frapper le téléspectateur, de le choquer par la chute toujours inattendue, surprenante et singulière de chacune de ces histoires. » (source wikipedia).

Mais nous sommes en 2016 et Black miror est une série anglaise

(attention risque de léger spoil)

Mais nous sommes en 2016 et Black miror est une série anglaise (attention risque léger spoil). Donc la série se dévoile par des préliminaires techno-trash. Dans l’épisode 1, au bout de quelques minutes, une jolie jeune fille de très bonne famille propose que le premier ministre ait un rapport sexuel avec un porc en direct à la TV. Ça met dans l’ambiance. Certain épisodes sont d’ailleurs interdit au moins de 12 ans voir moins de 16. Certes on parle mort, sexe, violence mais au final assez peu. Et surtout jamais gratuitement. Car si le premier ministre va bel et bien avoir se rapport, l’intérêt n’est pas là. La caméra va rapidement se détourner vers ceux qui regardent cette scène – ce gonzo zoophile. Le regarde du public, gène, concupiscence, dégoût, cynisme, indifférence, plaisir, etc. voilà ce que la caméra va venir titiller.

De la même façon si j’ai un dispositif qui me permet d’enregistrer toute ma vie (comme dans Final cut), je peux re-regarder et analyser mon entretien d’embauche à l’infini pour tenter de m’améliorer. Je peux aussi regarder en boucle mes meilleurs plans cul pendant que je suis au lit avec ma régulière. Mais surtout après la bagatelle je vais pourvoir ressortir de vieux dossiers… et là la pornographie change de dimension.

Proposition de lecture : Cylxl-H